La Roue de médecine

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Mato Sapa

Je m'appelle Mato Sapa, peu importe d'où suis je ou encore qui je suis, je suis comme toi, un maillon de la manifestation sur la Terre. Mato Sapa (ours noir) est le nom amérindien que Grand' Mère l'Ours qui fut mon guide et mon initiatrice m'a attribué. Par respect et amour pour elle c'est désormais ce nom que je garde. Chaque langue, si petite soit-elle, résonne dans l'Universalité quand les mots viennent du coeur.
A partir de cet espace virtuel, je souhaite partager avec toi mes expériences, mon vécu au contact de de la nature, de la vie dans toute sa globalité. Loin de moi l'idée d'apporter un enseignement quelconque. Aujourd'hui, grâce à internet, des liens peuvent se tisser entre toi, moi, nous... Ces liens existent déjà sur un plan plus subtil. Il suffit que nos chemins se croisent.
Mitacuye Oyasin... Nous sommes tous reliés...


Lundi 9 novembre 2009

Juste avant de partir pour les deux séjours de développement personnel de Marie Lore et Tristan au  Maroc, j’avais croisé sur facebook la route d’Anne Ducroquetz de « Vie sur mesure ». Elle parlait de la loi de l’attraction et de l’EFT. Une drôle de technique qui consiste à tapoter les points d’acupuncture en répétant des phrases, bref, je n’avais pas eu le temps de m’y intéresser vraiment.

De retour chez moi et loin de Paris, complètement explosé en vol, je décide de prendre rendez-vous immédiatement chez Sabine (à Istres) une amie sophrologue. Immédiatement, ma thérapeute me dit : « ce n’est pas de la sophro que nous allons faire, mais de l’EFT, une technique de libération émotionnelle »…

Anne Ducroquetz a bien voulu me communiquer un lien qui vous permettra de mieux comprendre comment ça fonctionne, il vous suffit de cliquer ICI.

Et je peux vous assurer que cela soulage et aide à avancer.

Maintenant, je vais faire écho à l’article paru aujourd’hui sur le blog de Marie Lore...

Le développement personnel n’est pas une boite à outil dans laquelle on pioche au gré de son « vague à l’âme », en allant chercher ça et là des petites recettes que l’on abandonne aussitôt. Ca, ça s’appelle faire deux pas en avant, trois pas en arrière. Je vous invite à cliquer sur le lien suivant Un maximum de résultat en un minimum de temps !

Vous êtes sur le site de Marie Lore, un coach qui ne vous endort pas… Un petit passage pour vous en convaincre ?Je constate qu’une transformation de vie, quand elle est souhaité et  quand la personne fait appel à des professionnels de l’accompagnement, 2 ans minimum sont nécessaire ! 2 ans en y croyant, en se dépassant et en se faisant aider. 2 ans minimum ! J’ose le dire, on ne change pas de bonnes vieilles habitudes en deux jours, c’est de l’utopie, du fantasme, des croyances naïves Si vous habitez Paris, ça va être génial pour vous…

Si vous habitez Istres, appelez-moi, je vous donnerai les coordonnées de Sabine.

Si vous habitez vers Béthune, allez donc sur le blog d’Anne Ducroquetz

 

 

 

 

 

 

Par Mato Sapa
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Samedi 7 novembre 2009

Oui, me revoilà ! Toujours avec ce sacré désert qui me colle aux fesses et ne veut plus me lâcher. Et il a raison ! Je sais quel bonheur se cache derrière cette longue traversée du Désert, Les dunes me hantent et j’ai parfois, au fil des heures, du mal à garder le cap. Avant de partir à ces deux séjours initiatiques, j’avais entrevu lors d’une séance de chamanisme, l’amour inconditionnel et puis, pfuit, le fait de partir dans des conditions humaines bien différentes de celles d’aujourd’hui,  j’avais zappé…

Et là bas, lors de la deuxième semaine à M’Hamid, les événements se précipitent et j’explose en vol. Que reste-t-il de moi dans mes débris de moi ? Je ramasse ce que je trouve et dans mon puzzle, il manque l’amour inconditionnel et un cruel constat s’impose : je n’ai jamais su m’aimer, et j’ai toujours cherché dans la relation à l’autre mon propre bonheur. Oui, j’ai pu être étouffant, vampirisant même, accaparant. Alors je m’ouvre à  vous toutes et tous, ceux qui me disent aujourd’hui que j’ai toujours rayonné de l’intérieur et dispensé de l’amour de la joie et du bonheur autour de moi, je m’ouvre à vous que j’ai pu faire souffrir par une présence trop étouffante. Je confesse mes erreurs et vous demande pardon. Depuis jeudi soir, quelques heures avant d’écrire à nouveau sur mon blog, une fenêtre s’est ouverte dans ma nouvelle maison. La source m’était apparue au Maroc, ma source intérieure, celle que j’ai si bien su faire couler en direction des autres. Oui, depuis jeudi soir, dans ma solitude provençale, j’ai commencé à boire à la source de l’amour de moi-même. L’eau m’a paru froide dès le départ, mais petit à petit, elle s’impose à moi avec tendresse. Je dois désormais apprendre à marcher. Je suis retourné dans mes collines, là où j’ai toujours su trouver cette connexion aux éléments naturels, ce dialogue avec les forces de vie… Rien n’a changé, mais il est encore tôt et je dois me reconstruire. Aujourd’hui, j’ai la sensation d’être un enfant d’un an qui apprend à marcher. J’ai repris le travail hier, vendredi soir. Je me sens très vulnérable. Et bizarrement, alors que je crains la confrontation aux autres parce que j’ai décidé de ne plus porter de masques, et d’ailleurs, je ne pourrai plus porter de masques, on vient à moi avec gratitude, presque anormalement dirais-je.

Que se passe-t-il ? Moi qui ai voulu cacher ma fragilité, les gens (mon métier est celui de journaliste et je couvrais une inauguration) les gens sont venus à moi, affables et souriants, je les ai même trouvés parfois envahissant...  Peut –être me renvoyant l’image de ce que j’avais pu être ?

Je suis dans cet état d’équilibre précaire, à la fois achevant de mourir à moi-même et sentant monter en moi une vie nouvelle, un souffle nouveau.

Oui, vous dont j’ai croisé la route, vous avec qui j’ai pu être écrasant, étouffant, vous mes enfants, vous mes parents, vous mes ami(e)s, vous mes relations de travail, j’ai parfois pu prendre une place démesurée. Je vous demande pardon. Sur le fond des sentiments que j’éprouve à votre égard, rien n’a changé, vous êtes toutes et tous présents, si fort en moi, vous êtes dans mon cœur…

Je vous aime…

 

Par Mato Sapa
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Jeudi 5 novembre 2009

J’étais à des années lumière d’imaginer, lorsque je suis parti au Maroc, quel séisme cela représenterait. Pour faire court, deux semaines de séjour avec deux intervenants géniaux (Marie Lore et Tristan), et toute une ribambelle de gens heureux et merveilleux… et des guides inoubliables, Hamid et Lahcen.

Première semaine près de Merzouga, un désert orange sur fond de ciel bleu, avec le palmier qui fait bien, comme sur une carte postale.

Un premier tour de chauffe, histoire de se mettre en train, et de revêtir, comme je savais si bien le faire, les nombreux masques de ma personnalité multiple… Ma façon à moi de mettre à l’abri ma grande vulnérabilité, ma façon à moi de me protéger.

Et puis, on ne résiste pas longtemps à la présence du Désert. Le sable, c’est corrosif, c’est décapant, un coup de vent et quelques grains suffisent à te débarrasser de ta vieille rouille, un coup de vent sur ta vie, et voilà que les grains de sable viennent gripper ton moteur bien huilé, bien rompu aux exigences de la société, et là, tous mes masques sont tombés, d’un seul coup, un séisme, un tsunami, un tremblement de terre, dont l’origine, parce qu’elle affecte mon affect, transforme mon quotidien en éruption volcanique.


Tempête des idées, tempête du Désert, tempête dans ma tête, tempête dans mon cœur, avec ces grains de sable qui se collent là dans la plaie béante, portant  la douleur au paroxysme, avec, en toile de fond, comme un leitmotiv… Je veux cesser cela, je veux rentrer, mais chaque jour qui se lève, chaque matin qui rougit le ciel, porte encore plus profondément la marque du fer rouge dans ma chair, dans mon cœur. Et là bas, dans le sable chaud du Sahara occidental, près de M’hamid, j’ai laissé ce bagage trop lourd à porter, ces multi-personnalités, je suis rentré comme un homme nu qui, à 57 ans, prend conscience qu’il vient de naître.

Oh, pas tout de suite, il me semble avoir erré entre deux aéroports, une gare et quelques stations de RER… Retour au bercail, retour fantomatique, mon bagage est léger mais mon cœur est lourd, avec cette plaie béante, qui abrite, me semble-t-il, une montagne d’incompréhension.

Et ce soir, la compréhension est arrivée, l’univers est venu frapper à ma porte, pour m’apporter mon cadeau, mon cadeau de ce séjour. Nous sommes créateurs de notre réalité… Et ce soir, dans ma blessure, il n’y a plus une montagne d’incompréhension, mais un minuscule grain de sable, si petit, et qui me semblait si gros.

Alors, j’ai envie de vous remercier, vous toutes et tous qui avez été co-créateurs de cette réalité, qui m’avez accompagné, épaulé, soutenu, accueilli dans vos bras, j’ai envie de vous dire combien je vous aime ce soir, j’ai envie de vous offrir mon sourire, là, tout grand. J’ai envie de vous dire « je vais bien », maintenant, j’ai entrevu le début du chemin, merci vous que j’aime, oui, je confesse mes errances et mes erreurs, Le Désert m’a offert ce qu’il avait de plus beau, ma liberté d’être… Je souhaite me montrer digne de ce magnifique présent...

Pour finir, je vous propose cette photo du four à pain qu'avaient confectionné les nomades qui nous accompagnaient. Pour moi, il est apparu comme une évidence que ce n'est pas quand le pain est brulant ou en train de cuire qu'on peut le déguster, c'est seulement lorsqu'il a tiédi. Et je pense qu'il est l'heure pour moi de croquer dans mon pain à pleines dents...

Par Mato Sapa
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Lundi 2 novembre 2009

Je suis parti pour quelques jours, mais j'ai décidé de vous remettre quelques articles plus anciens...

L’intention, ça fait un petit moment que je tourne autour, je ressens son importance essentielle, mais j’ai du mal à poser des mots…


Différence fondamentale de routage de son énergie à travers un acte qui, de l’extérieur, peut sembler le même… J’avais déjà percuté là-dessus lors d’une émission sur les tribus amérindiennes du Grand Nord. On voyait les hommes se préparer à la chasse à la baleine, leur quasi unique aliment, alors que leur chaman, au cours d’une cérémonie, entrait en contact avec le tunkashila de l’animal. Une fois le contact établi, les hommes prenaient la mer, la baleine venait vers eux, elle était harponnée, tuée puis préparée pour le partage… Alors, le reporter posait la question quant au fait d’avoir « pris » la vie de la l’animal et le chaman de répondre dans un grand rire édenté… « On ne prend pas la baleine, c’est elle qui s’est donnée à notre peuple »… Là sens tu cette différence, ténue sur la forme mais immense  sur le fond ? La différence d’intention transforme ce qui peut ressembler à un massacre en acte sacré. J’avais presque oublié cette histoire lorsque Kangi et moi sommes allés partager une sortie initiatique dans les bois. Devant une profusion de fougères géantes, je devais marquer notre passage, et décidait de rompre une branche. Je vis le regard de Kangi se transformer et un reproche se dessiner… Pourquoi ? Et je lui répondis « il est parfois utile de savoir casser une branche », tout en respectant l’arbre, la branche par elle-même n’est pas le but. Quelle intention était derrière mon geste ? Etait-ce un acte gratuit ? Un acte inconscient et non posé ? Là, tu peux me répondre, « oui, mais cela arrange bien les choses de déplacer la responsabilité avec l’intention : je l’ai tué mais je n’en avais pas l’intention »… « M’sieur l’agent, je roulais à 180 à l’heure mais je n’avais pas l’intention d’enfreindre le code de la route ». La marge de manœuvre est étroite et l’intention doit être pure et claire, la force de notre esprit canalise l’énergie à partir des actes que l’on pose. Gardons à l’esprit que nos actes justes sont ceux qui sont posés dans l’amour du Grand Esprit, ce dernier étant simplement, au-delà de tous jugements, dans un unique état d’être.

A la fois, le libre arbitre t’ouvre des autoroutes et ta capacité à placer une intention en balise les abords…

Tes intentions d’aujourd’hui contiennent le germe de ta vie de demain. Qu’as-tu l’intention de changer aujourd’hui pour que demain soit encore meilleur ? Le Grand Esprit t’offre le meilleur… Aligne tes intentions sur Son amour pour toi et tu connaîtras des plans de vie insoupçonnés que tu n’imaginais même pas. J’ai l’intention de vivre enfin demain, et demain, hors du temps, commence aujourd’hui, ton intention est ton chemin.

Tout ça est un peu long ? Je n’avais pas l’intention de t’ennuyer hi ! hi !

Par Mato Sapa
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Vendredi 30 octobre 2009


Je suis parti pour quelques jours, mais j'ai décidé de vous remettre quelques articles plus anciens...

Dans ma dernière communication, j’ai notifié en guise de signature mon appartenance à la tribu des Sowhats.
Ne cherchez pas sur une carte de Nord Amérique, cette tribu n’existe pas en tant que telle.

Mais tu fais toi aussi partie de la tribu des So what… la tribu des « et alors »…
Combien de fois, dans la démarche que tu accomplis pour retrouver le Grand Esprit en toi, combien de fois quand tu affiches ta différence par rapport à ce que d’aucuns signifient comme une norme, combien de fois as tu entendu le jugement des autres. Tu déranges ? So what ?
Tu t’habilles comme tu le souhaites même si cela sort des standards, so what ?
Tu harmonises ta vie par un train qui te convient sans nuire aux autres, so what ?
Tu exprimes ce que pense ton cœur, so what ? tu fais effet miroir et ça déplait, so what ?

On t’interpelle… pourquoi faites vous, pensez vous, dites vous cela… et toi tu réponds avec un grand sourire plein d’amour… so what ?
Je pose les actes qui sont essentiels pour ma vie, je les pose avec amour, avec joie, je suis le bonheur…

Demain, quand la tribu des sowhats aura réuni tous ses membres dans un grand pow wow d’amour, alors demain, il n’y aura plus de questions, nous nous contenterons d’être ensemble dans le mitacuye oyasin…
Nous sommes tous reliés… Nous sommes le Grand Esprit…
Par Mato Sapa
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Pensée




Tu enseigneras à d'autres medecine men.

Nous, les oiseaux, les aigles, les hiboux, nous sommes une nation et tu seras notre frère.
Tu ne tueras pas ou tu ne feras de mal à aucun d'entre nous.
Tu nous comprendras toujours lorsque tu viendras chercher une vision sur cette colline.
Tu apprendras les herbes et les racines, et tu guériras les gens.
Tu ne demanderas rien en contrepartie.
La vie d'un homme est courte.
Fais que la tienne soit remarquable.

Archie Fire Lame Deer

Mato Sapa

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